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Dans le domaine : Compétences
Mardi 28 janvier 2014 - 18h00 Le compte personnel de formation Ce qui pourrait changer pour les citoyens Jean-Marie Marx Président du groupe quadripartite (État, Régions, patronat, syndicats) sur la mise en œuvre du CPF Amphi débat organisé en partenariat avec Education Permanente.

 

Le compte personnel de formation (CPF) est la mesure emblématique de l’accord sur la formation professionnelle à laquelle viennent d’aboutir les partenaires sociaux [1].

Il s’inscrit dans une tendance longue : celle d’ouvrir un droit pour chaque citoyen de ce pays à accéder à la formation permanente.

Pourtant, l’existence d’un droit individuel ne suffit pas à en garantir l’usage. Le DIF [2] (Droit Individuel à la Formation) - que le CPF élargit et remplace - n’a pas fait recette en 10 ans. Il n’est utilisé que par moins de 6% des salariés, pour une durée moyenne de formation d’une vingtaine d’heures. Il n’a pas non plus réduit les inégalités d’accès à la formation (source : Cereq).

« Un adulte ne se formera que s’il trouve dans la formation une réponse à ses problèmes, dans sa situation » disait Bertrand Schwartz, en 1973.

Son lumineux théorème est une boussole. Un aiguillon pour la manière dont chacun des acteurs de la formation professionnelle (politiques, partenaires sociaux, entreprises, collectivités territoriales, OPCA, organismes de formation) va contribuer à faire vivre ce nouveau droit des citoyens.

Dans ce cadre, l’Université ouverte des compétences et Education Permanente - qui avaient co-organisé « l’Appel d’air du 18 juin 2013 pour une vraie réforme de la formation professionnelle » [3] - pensent qu’il est urgent de regarder loin devant. De sortir des interminables débats d’experts sur la tuyauterie des circuits de financement de la formation professionnelle. De tracer de nouvelles pistes, d’imaginer ce qui pourrait se passer si les citoyens pouvaient s’emparer de ce droit à trouver des réponses à leurs problèmes, dans leur situation.

Jean-Marie Marx - qui vient de présider d’une manière unanimement saluée le groupe quadripartite sur la mise en œuvre du compte de formation - a accepté notre invitation. Pas pour évoquer les détails d’une négociation qui fut dense. Mais pour en retracer le sens, de son point de vue. Et, surtout, pour commencer à tracer - et débattre - les pistes d’action qui lui paraissent pertinentes pour que ce nouveau droit n’ait pas seulement un sens.
Pour qu’il soit effectif.

Jean Besançon
Directeur de l'UODC

Guy Jobert & Daniel Wilk
Education Permanente

 

Jean-Marie Marx est également Directeur général de l'APEC.

[1] ANI (Accord National Interprofessionnel) du 14 décembre 2013, ratifié par la CFDT, FO, la CFE-CCGC, la CFTC, le MEDEF et l’UPA.
[2]
DIF, Droit Individuel à la Formation, instauré par l’ANI du 5 décembre 2003
[3]
Sandra Enlart, Alain Meignant et Catherine Nasser, Pour une vraie réforme de la formation professionnelle continue. Propositions concrètes à l’usage des décideurs, VDS n°157, octobre 2013