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Claudia Senik
Dans le domaine : Ressources Humaines
Mardi 12 janvier 2021 - 18h00 À 19h30 Ce qui compte pour le bien-être au travail Pourquoi les entreprises françaises s’en préoccupent peu ? Claudia Senik Economiste, professeure à la Sorbonne et à l’École d’économie de Paris Ce qui compte pour le bien-être au travail ? Le sentiment de bien faire son travail, de se sentir utile, l’autonomie, la possibilité d’apprendre des choses nouvelles, la complexité des tâches, le soutien des collègues, la reconnaissance, le sentiment que la répartition des rémunérations est juste, la possibilité de participer aux décisions, de jouir de perspectives de progression encourageantes.
Claudia Senik est une économiste talentueuse et originale : elle démontre que bien-être au travail et performance des entreprises sont intimement liés.

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On pourrait dire : on s’en doutait, cela tombe sous le sens !

Mais d’abord, les intuitions, il faut les démontrer. Et c’est le grand apport de Claudia Senik, économiste aussi talentueuse qu’originale de démontrer ces liens : par des recherches menées et analysées en France, par une très fine attention portée aux comparaisons internationales.

Recherches qui montrent aussi à quel point notre pays est singulier : les français sont parmi ceux qui attachent la plus grande importance à leur travail. Et ils sont parmi les plus insatisfaits. Mais pourquoi donc ?

Car si cela tombait sous le sens, alors naturellement les entreprises françaises - soucieuses de performance - veilleraient avec un soin jaloux à ce qui compte pour le bien-être au travail de leurs salariés. Elles délaisseraient les gadgets de communication qui ne trompent personne quand les fondamentaux ne sont pas là : autonomie, reconnaissance, participation aux décisions, sentiment de pouvoir bien faire son travail, etc.

Alors pourquoi les entreprises françaises se préoccupent si peu de ce qui compte pour le bien-être au travail de leurs salariés (à part quelques notables exceptions) ?
C’est cette énigme
, particulièrement dommageable à la fois pour l’économie française et pour le bien-être de celles et ceux qui travaillent, que Claudia Senik va explorer avec nous.

Depuis 12 ans, l'UODC porte l'idée que l’on peut et que l’on doit penser ensemble qualité du travail, développement des personnes et performance. Nous sommes particulièrement heureux et honorés d’ouvrir l’année 2021 avec Claudia Senik, de vous convier à l’entendre et à débattre avec elle.

Jean Besançon
Directeur de l’UODC 

 

L'intervenante :

Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure (Ulm), agrégée de sciences sociales et des Universités, docteur en économie, Claudia Senik est professeure à Sorbonne Université et à l’École d’économie de Paris et membre de l’Institut Universitaire de France. Elle est l’une des spécialistes internationales de l’économie du bien-être et de l’économie comportementale. Elle codirige aujourd’hui l’Observatoire du bien‐être au sein du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) avec Yann Algan et Andrew Clark.  Elle est également chercheuse associée à l’IZA (Institute for the Study of Labor, Bonn).

Ses travaux portent sur l’économie du bien‐être subjectif et, en particulier, sur le lien entre revenu, croissance, inégalités et bonheur. Elle s’intéresse également aux sources du bien‐être au travail et en entreprise. Elle conduit enfin des travaux sur les différences liées au genre, notamment dans les choix scolaires.

Elle est l’auteure de nombreuses publications dans des revues internationales et a entre autres fait paraître :
- « Bien-être au travail : ce qui compte » (Presses de SciencesPo, 2020). Cet ouvrage met au jour les sources profondes, parfois invisibles, d'un bien-être au travail dont l’impact sur la vie sociale et économique est considérable. Il passe en revue les leviers dont les ressources humaines devraient s’emparer pour accroître l’épanouissement professionnel de leurs salariés : autonomie, perspectives de progression, etc.
- « Les Français, le bonheur et l’argent » avec Yann Algan et Elizabeth Beasley (Presses de l’ENS, 2018)
- « L’Économie du bonheur » (Seuil, 2014)
- « Bien ou mal payés ? Les travailleurs du public et du privé jugent leurs salaires » avec Christian Baudelot, Damien Cartron, Jérôme Gautié, Olivier Gaudechot et Michel Gollac (Seuil, 2014)

Elle a également participé à la direction d’ouvrages collectifs :
- « Crises de confiance ? » (La Découverte, 2020)
- « Repenser le modèle social » avec Philippe Askenazy et Daniel Cohen (Albin Michel, 2017)