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François Taddéi
Dans le domaine : Compétences
Mardi 05 novembre 2019 - 18h00 À 20h00 Ce que l'entreprise pourrait apprendre des meilleures méthodes d'apprentissage François Taddei Directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) À l’école, nos manières d’apprendre sont focalisées sur la mémorisation et le calcul, dans un contexte de soumission à l’autorité. Des domaines où les machines sont bien meilleures que l’homme. Est-ce si différent en entreprise, où commandement, contrôle et reporting sont encore trois maîtres mots ? Mais demain, si les qualités nécessaires au travail sont plutôt du côté de la coopération, de l’imagination, de l’empathie et de l’apprentissage permanent, elles pourraient appeler de toutes autres manières de se former, dès le plus jeune âge. C’est justement ce qu’explorent les défricheurs de l’apprentissage au XXIème siècle.

Car voilà : cela bouge vite du côté des recherches sur les meilleures manières d’apprendre dans le siècle qui vient. François Taddei est l’un des passionnants défricheurs de ce mouvement. Il nous aide à réaliser que s’appuyer sur la technologie, sur la connaissance du cerveau, sur le questionnement, sur l’entreprendre et le chercher pour développer nos capacités individuelles et notre intelligence collective est une opportunité qui est devant nous.

Après avoir notamment créé un centre de recherche interdisciplinaire pour explorer de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner, de pratiquer la recherche, il a partagé ses réflexions dans un livre récent et passionnant : Apprendre au XXIe siècle.
En 2018, il co-signe un rapport à trois ministres (Travail, Education, Enseignement supérieur) au titre net : Un plan pour co-construire une société apprenante. À l'intelligence collective, la planète reconnaissante.
Tout un programme, mais a-t-il une chance d’être entendu, que les idées qu’il a rassemblées se traduisent en actes ? Peut-être et pour une raison de fond.

Depuis longtemps, les manières d’apprendre à l’école et les manières de travailler et vivre en société ont été cohérentes. Depuis au moins 150 ans, l’école primaire, secondaire, et pour une bonne part l’Université, sont restées arc-boutées sur un modèle descendant de transmission, où le meilleur était donc celui qui mémorisait le mieux, calculait le plus vite et obéissait aux règles.
C’était très cohérent avec un monde du travail - usines et bureaux - globalement taylorisé. Sauf là où la sécurité - et donc la compétence - étaient cruciales : l’usine chimique, l’hôpital ou l’entreprise de BTP n’avaient pas oublié les vertus d’autres modèles pour apprendre, comme le compagnonnage.

Mais si la nature du travail vient à changer demain ? L’école - prise au sens large - va devoir bouger. François Taddei pense qu’elle doit se transformer et il ne manque pas d’idées sur les raisons de le faire et sur la manière de l’entreprendre.

Mais alors, est-ce que l’avancée des recherches sur les meilleures manières d’apprendre ne pourrait pas être utile dès aujourd’hui dans l’entreprise ? Au moins dans celles qui misent sur la coopération, l’imagination et l’apprentissage permanent ?

C’est ce que François Taddei va venir présenter et débattre à l’Université ouverte des compétences. Et nous sommes particulièrement heureux de vous convier à ce moment qui promet d’être aussi vigoureux que passionnant.

Jean Besançon
Directeur de l’UODC

L'intervenant :

François Taddei est polytechnicien, biologiste, directeur de recherche à l'Inserm où il a reçu le Prix de la recherche fondamentale.
Il a créé en 2015 avec Ariel Lindner, également chercheur à l'Inserm, le Centre de Recherches Interdisciplinaires à Paris pour explorer de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner, et de faire de la recherche. Le CRI est reconnu aujourd'hui comme l’un des principaux centres européens dans les domaines de la recherche, de l’innovation pédagogique, des sciences de la vie, des sciences de l’apprendre et des sciences du numérique.
En 2012, il est lauréat de l’appel d’offre sur les initiatives d’excellence en formations innovantes (IDEFI). 
Il fonde alors l’Institut Innovant de Formation par la Recherche (IIFR).
En 2014, François Taddei devient titulaire de la chaire UNESCO "sciences de l’apprendre". Il a reçu divers prix nationaux (Prix de la recherche fondamentale à l’Inserm et Prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant) et internationaux (European Young Investigator Award, Human Frontier Science Program) pour ses publications, dans les meilleures revues mondiales comme Nature, Science, Cell, PNAS, PLoS…
En mars 2017, il remet au ministère de l’Éducation nationale, un rapport intitulé "Vers une société apprenante. Rapport sur la recherche et développement de l'éducation tout au long de la vie", co-écrit avec Catherine Becchetti-Bizot et Guillaume Houzel, inspecteurs généraux de l'éducation nationale. Leur réflexion s’est concentrée sur les leviers et les environnements pouvant favoriser le développement personnel et professionnel à tous les âges et permettre l’engagement et la réussite de tous. Dix propositions ont été émises pour faciliter la formation.
En avril 2018, François Taddei remet au gouvernement "Un plan pour co-construire une société apprenante. À l'intelligence collective, la planète reconnaissante". Ce rapport prône la création progressive d’un "service public de la société apprenante" pour permettre à tous d’intensifier la recherche, de faciliter l’accès de tous à la formation, aux expériences et aux résultats, et impliquer le plus grand nombre dans la conduite de projets innovants.
Il est l'auteur de l'ouvrage "Apprendre au XXIe siècle" paru aux éditions Calmann Lévy en septembre 2018. Il y plaide pour une (r)évolution de  nos savoirs. Il nous entraîne dans les méandres du cerveau, meilleur ami et parfois pire ennemi des  apprentissages. Il se penche également sur comment apprendre avec les autres, en coopération, à l’image de ce que font tous les organismes vivants depuis les origines de la vie, et explore les meilleures manières de commencer à se poser, si ce n’est les bonnes questions, du moins de bonnes questions.