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Dans le domaine : Compétences
Jeudi 09 avril 2026 - 18h30 À 20h15 Partir des problèmes réels de travail que rencontrent les entreprises ? Le pari ambitieux, mais prometteur dont la formation devrait s’emparer Béatrice Delay Professeure associée au Cnam, responsable des études à France Compétences Pierre Caspar, maître de la formation professionnelle s’il en est (aussi malicieux que prodigieux de vision prospective) écrit il y a 25 ans : « Les problèmes posés à la formation par ses commanditaires sont de moins en moins formulés comme des problèmes de formation. Ce sont des problèmes d'exploitation, de maintenance, de préparation des changements, de progrès dans la qualité, de rentabilité ou de compétitivité, voire des problèmes d'évolution culturelle. ».

Est-ce que le monde de la formation l’a écouté ? En s’intéressant aux problèmes réels de travail que rencontrent les entreprises, afin d’y apporter des solutions prenant en compte l’évolution des personnes au travail ?

Ce n’est pas certain. Un signe ? La manière dont la formation est aujourd’hui considérée dans beaucoup d’organisations : quelque chose de compliqué, de coûteux, de pas fondamental.
Alors comment faciliter un profond revirement qui ferait du bien aux entreprises, aux personnes au travail, mais aussi au monde de la formation ?


En partenariat avec la revue Education Permanente


RÉSERVER MA PLACE :
. Je m'inscris pour participer en présentiel : débattre directement avec Béatrice Delay et échanger ensuite avec les participants autour d'un verre (participation gratuite, inscription obligatoire).
Lieu : Forum104, 104 rue de Vaugirard - 75006 Paris.
. Je m'inscris pour participer en distanciel : vous recevrez les informations d'accès quelques jours avant l'événement (participation gratuite, inscription obligatoire).


En France, nous pensons que se former c’est apprendre pour pouvoir travailler ensuite : le savoir est toujours premier. En cela, nous sommes encore à des années-lumière de l’Allemagne ou de la Suisse.

Les AFEST (Actions de Formation en Situation de Travail) introduites en 2015, confortées par décret en 2018, ont ouvert une piste en reconnaissant que des situations de travail pouvaient être apprenantes, que cela pouvait être considéré à certaines conditions comme de la formation. 
Heureuse découverte, que le compagnonnage, les médecins et tous les métiers à risque avaient déjà faite il y a quelques siècles. Mais cela paraissait une vraie avancée.

Dix ans après les premières expérimentations, les évaluations réalisées notamment par France Compétences et les équipes mobilisées par Béatrice Delay semblent montrer que les AFEST ne donnent pas les résultats espérés

Elles restent peu connues, compliquées à mettre en œuvre, centrées sur des questions de formation plutôt que sur des questions de travail dans les entreprises. 
Et elles sont naturellement entravées par le génie français de la bureaucratie pointilleuse en formation professionnelle (Cf. Elodie Salin, « Comment diminuer drastiquement la bureaucratie en formation professionnelle », Vidéo UODC n° 310, Édition juillet 2024).

C’est ce moment où l’intervention de Béatrice Delay est précieuse. Experte reconnue du sujet, responsable des études qualitatives à France Compétences, elle est aussi chercheuse et professeure associée au CNAM. Ce qui lui donne une grande liberté pour relier évaluations, analyses et propositions. 

Car si la vision de Pierre Caspar il y a 25 ans est juste – et tout indique qu’il avait vu juste avant tout le monde –, la question reste posée en France : comment la formation pourrait s’emparer des problèmes réels de travail que rencontrent les entreprises ? Pour y apporter des solutions avec son expertise singulière et précieuse : permettre à celles et ceux qui sont au travail de bien apprendre pour mieux agir. 

Dit autrement, quelles sont les conditions qui sont nécessaires – en termes de politiques publiques, de façons de penser la formation – pour que l’activité de travail soit mobilisée à des fins d’apprentissages ? En pensant cela au service du développement des compétences individuelles, collectives, mais aussi de la qualité du travail.

Nous sommes heureux à l’UODC de vous inviter à cet événement organisé en partenariat avec la revue Education Permanente, la remarquable revue francophone de référence de recherche en formation professionnelle. Béatrice Delay est passionnante à écouter et le débat que son intervention va susciter promet !

Jean Besançon 
Directeur de l’UODC

 

L'intervenante : 

Béatrice Delay est sociologue, directrice des études qualitatives à la Direction Observation et Evaluation de France Compétences et enseignante chercheure, maîtresse de conférence au Cnam.

Elle enseigne dans le cadre du Master 2 CIDC (Conseil, Intervention et Développement des Compétences) au Cnam. Elle est responsable du certificat de compétence « Concevoir, gérer et piloter des projets (action, dispositifs, parcours) de formation et de certification ». Ce certificat permet d'acquérir les compétences nécessaire pour concevoir, réaliser et évaluer des parcours de formations pouvant intégrer des référentiels de certification.

Béatrice Delay est l’auteure de plusieurs articles co-écrit avec Anne-Lise Ulmann :

- « L'action de formation en situation de travail (Afest) : révélateur troublant d'une nouvelle épistémologie de la formation ? » (dans la revue Transformations n° 27 : Troubles dans la dialectique du travail et de la formation , 2024)
- « Exploiter les vertus potentiellement formatives du travail : de la VAE à l’Afest » (dans la revue Savoirs n° 61-62 : La formation, champ de recherche, 2023)
- « L'expérimentation d'une politique publique de formation professionnelle : l'Afest, un levier de transformation ? » (dans la revue Transformations n° 22 : (Se) TransFormer par le travail, 2021)

Elle a également co-écrit des chapitres d’ouvrages :

- « De la norme à la pratique : quelle place pour l'analyse du travail dans l'élaboration des référentiels de certification ? » (avec Aline Valette-Wursthen) paru dans « Le travail et la société française » (sous la direction de T. Berthet et D. Mercier, CNRS Éditions, 2025)
- « Les principes vertueux de l'accompagnement au prisme d'expériences plurielles de reconversion » paru dans « L'accompagnement des transitions professionnelles : un monde en soi ? : institutions, métiers, expériences » (sous la direction de A. Gonnet, L. Lima, P. Carloni, L. Le Gros, M. Matus et C. Tuchszirer, Teseo, 2024) 
- « Expérimenter : un mode démocratique de délibération du travail ? L'exemple de l'inscription des Actions de formation en situation de travail (Afest) dans le droit de la formation professionnelle » (avec Anne-Lise Ulmann) paru dans « Dé-libérer le travail : démocratie et temporalités au cœur des enjeux de santé au travail » (sous la direction de C. Edey Gamassou et A. Mias, Teseo, 2021)

Béatrice Delay est également l’auteure de plusieurs études parmi lesquelles :

- « Comment articuler connaissances théoriques et savoirs d’action dans les formations en alternance ? » (France Compétences, La note d’études n° 13, 2025)
- « La massification de l’apprentissage depuis 2018 : quels enseignements des études évaluatives ? » (France Compétences, La note d’études n° 12, 2025)
- « Les rapports entre jeunes et anciens dans les grandes entreprises : la responsabilité organisationnelle dans la construction de dynamiques intergénérationnelles coopératives » (Centre d’études de l’emploi, Document de travail n° 103, 2008)
- « Les jeunes : un rapport au travail singulier ? : une tentative pour déconstruire le mythe de l'opposition entre les âges » (Centre d’études de l’emploi, Document de travail n° 104, 2008)


Au sujet de France Compétences

Créée le 1er janvier 2019, par la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, France compétences est l’instance de gouvernance nationale de la formation professionnelle et de l’apprentissage qui a pour mission d’assurer le financement, la régulation, le contrôle et l’évaluation du système de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Son action promeut le développement des compétences, l’acquisition de certifications ainsi qu’une égalité d’accès à la formation professionnelle de l’ensemble des actifs.

 

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