Bienvenue
à l'UODC

Pour accéder à ce contenu, merci de vous identifier :

+ de 400 nouvelles vidéos par an

Trouvez au moins
5 réponses
à vos questions de travail

Un minimum de 2 caractères est nécessaire.
Et si le robot était l’avenir de l’homme ?
Dans le domaine : Travail
Vendredi 03 avril 2020 Michel Berry : Soutenir l’effort de guerre sanitaire peut-il s’improviser ?

La crise sanitaire modifie profondément notre rapport à l’utilité. La plupart des fonctionnaires deviennent des héros de première ligne, tandis que la plupart des entreprises habituellement considérées comme créatrices de richesses se retrouvent désœuvrées et contraintes de demander des subsides d’État. Dans un élan citoyen, certaines, comme Les Tissages de Charlieu, se joignent à “l’effort de guerre” et, avec enthousiasme, se dédient en totalité à la fabrication de ces fameux masques dont on manque tant. Une telle conversion peut-elle s’improviser devant la nécessité ou s’appuie-t-elle sur un ADN particulier ?

Dès l’annonce par le président de la République que nous entrions en guerre contre le Covid-19, Éric Boël, gérant des Tissages de Charlieu (LTC), lance la mobilisation générale pour produire des masques alternatifs. En un temps record, ses équipes mettent au point un masque à trois couches - deux couches tissées en coton et une couche intermédiaire en polyester - qui, de l’avis des experts, apporte un réel niveau de protection, même s’il n’égale pas les fameux masques FFP2. Avantage supplémentaire, il est lavable, réutilisable et en partie recyclé. L’appareil de production est reconfiguré et 90 % du personnel s’implique pour produire au maximum des capacités, alors que d’autres entreprises sont obligées de fermer par manque de personnel.

Pour Éric Boël, c’est parce que les membres de l’entreprise veulent contribuer à l’effort collectif qu’ils se mobilisent et qu’ils y trouvent du sens. Et les hôpitaux, EHPAD, usines agroalimentaires, pharmacies ne cessent d’appeler depuis que les médias annoncent que LTC va produire 200 000 masques par jour.

Certes, dans le meilleur des cas, les situations de guerre favorisent l’engagement, mais l’envie suffit-elle ? L’action collective ne requiert-elle pas un minimum d’organisation, de culture commune, d’ingéniosité partagée ? En musique, l’improvisation se travaille à l’avance. Si tous les salariés se sont impliqués et ont démontré une agilité extraordinaire, c’est que l’entreprise s’habitue depuis longtemps à l’imprévu et a travaillé ses gammes, sa dextérité et, bien sûr, sa créativité…

Lire la suite de l'article de Michel Berry sur Le Jardin des Entreprenants 

Le Jardin des entreprenants est un blog créé par l’École de Paris du management qui étudie, depuis plus de vingt ans, le management d’organisations diverses, des entreprises de toute taille aux associations, en passant par l’Administration, les organisations culturelles. Il explore les histoires d’entreprenants sélectionnées parmi les cas les plus originaux et enthousiasmants étudiés à l'École de Paris.
Michel Berry, Fondateur et directeur de l'École de Paris du management, est intervenu à l'UODC en 2019 : "Passer de l’emploi pour tous à l’activité pour tous. Dépasser les œillères des économistes", Vidéo complète n° 239, avril 2019.