Dans une direction d’administration, cinq agents sont penchés sur un écran avec une interface sobre, presque banale. Pourtant, derrière cette apparence anodine, se joue une transformation silencieuse.
« Regardez, il a rédigé la note de synthèse en cinq secondes… » souffle Julie, juriste, mi-fascinée, mi-sceptique. Le « il » n’est pas un collègue zélé, mais un outil d’intelligence artificielle générative (IAG) récemment testé dans leur service. Les réactions se mêlent : enthousiasme, méfiance, ironie parfois. Karim, inspecteur, hoche la tête. « C’est bien fichu, mais… on doit quand même tout vérifier, hein. »
Depuis quelques mois, dans plusieurs administrations, la même scène se répète. Ici, on chuchote : « L’IAG va détruire les emplois des agents de la fonction publique. » Là, on s’écrie : « Elle va déshumaniser nos métiers ! » Les pessimistes soupirent : « De toute façon, les fonctionnaires sont hostiles à toute innovation »...
La Gazette de la Société et des Techniques est une lettre créée en 2000, afin de faire connaître des travaux pouvant utilement éclairer l’opinion. Editée par les Annales des Mines, elle Elle développe un thème unique par numéro, mais peut donner écho à des réactions suscitées par des thèmes précédents et de nature à nourrir le débat public. Elle est librement accessible sur le site des Annales des Mines.