Le développement et la propagation des technologies d’intelligence artificielle sont au cœur de transformations qui affectent les modèles d’enseignement, de formation, d’orientation. Ils viennent bousculer les rapports à la connaissance, l’identité professionnelle des enseignants et formateurs et interroger les relations entre acteurs de ces environnements. Selon un rapport de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (2025 ), plus de 70% des enseignants déclarent un niveau moyen à faible en IA tandis qu’un rapport du Sénat (2024) mettait en avant une utilisation déjà massive par les élèves : 90 % des élèves de seconde ont déjà utilisé l’IA générative pour s’aider à faire ses devoirs.
Face à cette nouvelle donne, relativement déséquilibrée, la création en juin 2025 d’un cadre d’usage pour l’IA par la ministre de l’Education visant à aider les enseignants à naviguer au mieux entre avantages, risques et écueils des technologie d’IA (MESR, 2025), le déploiement en cours d’une stratégie nationale dans l’enseignement supérieur (MESR, 2025) sont quelques manifestations les plus évidentes du basculement qui est en train de s’opérer. Ils témoignent aussi de l’urgence à définir un cadre de régulation, à organiser la formation et des enseignants et réguler un usage qui s’est rapidement imposé. Un même intérêt pour le déploiement l’intelligence artificielle se propage dans les organismes de formation, les branches professionnelles, les entreprises, confortés par bénéfices attendus de l’IA.
Que l’IA soit mobilisée dans le cadre de la formation initiale ou continue, par des acteurs publics ou privés, le répertoire de la transmission des savoirs est en train de changer sous nos yeux et les formes anciennes d’enseignement ou de formation sont appelées pour partie à céder la place à de nouvelles, parfois difficiles à saisir ou à anticiper. Les questionnements s’annoncent variés...
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