Ce devrait être aussi, logiquement, une aventure heureuse, une chance de se construire, une source d’engagement dans la société. Nous nous le devons et le devons à tous nos enfants. Toutefois, cela ne se fait pas n’importe comment.
C’est un choix pédagogique. Et ce choix mériterait assurément des modalités comme la coopération, la mutualisation et la réciprocité. Celles-ci s’enrichissent mutuellement quand elles se pratiquent ensemble. Elles pourraient alors devenir des chemins de réussite dans les apprentissages, de découverte du bonheur d’apprendre, de l’expérience du droit d’apprendre.
C’est un choix démocratique. En coopérant pour apprendre, on apprend à coopérer pour de multiples œuvres communes. En mutualisant nos savoirs, on apprend à reconnaître et désirer la richesse de la mutualisation dans d’autres secteurs de nos vies. En organisant la réciprocité dans les apprentissages, on apprend mieux tout en vivant une société égalitaire et solidaire...
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Claire Héber-Suffrin, enseignante et formatrice, docteur en psychosociologie des groupes en éducation et en formation, est cofondatrice des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs®. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages dont Puissance de la reconnaissance (éditions Chronique sociale). Elle est l'auteure d'une intervention à l'UODC : « Les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs. Comment les entreprises pourraient s’en emparer ? », Vidéo complète n°248, octobre 2019.