Bienvenue
à l'UODC

Pour accéder à ce contenu, merci de vous identifier :

+ de 400 nouvelles vidéos par an

Trouvez au moins
5 réponses
à vos questions de travail

Un minimum de 2 caractères est nécessaire.
Compétences et inclusion : la règle de trois ne suffit pas
Dans le domaine : Compétences
Vendredi 15 novembre 2019 Compétences et inclusion : la règle de trois ne suffit pas Interview de Jean-Marie Marx, Haut-Commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi La lutte contre la pauvreté et la précarité passe aussi par l’accès à l’emploi. Plus facile à dire qu’à faire. Comment favoriser et accompagner des parcours positifs de construction de nouvelles compétences, d’inclusion et d’insertion professionnelle ? Quelle part y prend la formation, et quel type de formation ? Jean-Marie Marx, Haut-Commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, répond aux questions de Metis.

Vous êtes depuis juillet 2018 Haut-Commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi. N’est-il pas difficile de porter en même temps ces deux casquettes ?

Il y a en réalité une grande cohérence entre les deux missions. Lorsque j’ai été nommé à ce poste pour prendre la suite d’Estelle Sauvat, chargée dès 2017 par Muriel Pénicaud de préfigurer le Plan d’investissement dans les compétences (PIC), la logique commandait d’étendre le périmètre du haut-commissariat à l’inclusion par l’emploi. Les faits parlent d’eux-mêmes : depuis deux ans le marché du travail crée à nouveau des emplois, et en plus grand nombre que ce que l’on pouvait attendre au vu d’une croissance assez faible. Longtemps, le seuil de créations d’emplois s’est situé en France aux alentours d’un taux de croissance de 2 à 2,5 % par an. Aujourd’hui, il semble être descendu à 1 %. Une bonne nouvelle qui, ajoutée au ralentissement de la population active (+ 100 000 actifs de plus par an au lieu de 150 à 200 000) laisse en principe attendre une baisse durable du chômage.

Mais c’est sans compter avec les difficultés que rencontrent les entreprises pour trouver les compétences dont elles ont besoin. Le problème n’est pas nouveau ; ce qui l’est en revanche c’est qu’il s’est posé cette fois sans délai, sitôt amorcée la reprise de l’emploi. Il trouve son origine dans l’inadéquation des compétences disponibles aux besoins de l’économie, faute d’un effort de formation professionnelle suffisant. Seul un demandeur d’emploi sur dix entre en formation en France, beaucoup moins que dans les pays comparables. D’où la mise en place du PIC, conçu pour investir massivement dans les compétences. Mais vu l’ampleur de la tâche, former ceux qui perdent leur emploi ne suffit pas. Il faut aussi aller chercher ceux qui sont durablement éloignés de l’emploi : chômeurs de longue durée, jeunes décrocheurs, personnes en situation de handicap… tout en leur offrant des formations mieux adaptées qu’on ne l’a fait jusqu’ici.

Voilà pourquoi le PIC comporte de nombreux programmes, adaptés chacun à un type de situation ou de difficulté vis-à-vis du marché du travail, avec chaque fois pour objectif l’emploi durable...

Lire la suite de l'article de Jean-Louis Dayan sur Metis

Créé en 2007, Metis Correspondances européennes du travail est un site et un media en ligne, engagé, indépendant, financé essentiellement par le soutien de ses abonnés.
Metis s’adresse à l’intelligence de ses lecteurs, réguliers ou occasionnels : on y trouve des informations, des analyses et comparaisons entre pays, des opinions, des entretiens et portraits sur la réalité du travail dans sa grande diversité. On y cause emploi et protection sociale, relations collectives, politiques sociales. Suivant le fil rouge du travail, on y fait volontiers un détour par l’histoire, ou par la littérature, ou par le cinéma. En France comme dans les différents pays européens, voire au-delà.