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Vidéo séquencée n°128
Durée totale : 1:09:15
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UODC | Vidéo

Formation professionnelle : et si on sortait de l’obligation légale ?

Marc Ferracci
Economiste du travail, Maître de conférences à l'Université Paris Est Marne-la-Vallée, membre du CREST

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Et si on sortait du système franco-français de l’obligation légale de financement ?


Dans les discours politiques et syndicaux officiels, dans la plupart des très nombreux rapports qui concernent la formation professionnelle (il y en a eu beaucoup récemment) : la question est juste taboue.
On ne touche pas à l’obligation légale. Qui serait le socle de la fameuse « Loi Delors » de 1971 sur la formation professionnelle.

Et pourtant…
Les actuels soubresauts de la « crise », résultante de la fission du cœur de la centrale nucléaire de l’économie mondiale depuis 30 ans - à savoir la finance dérégulée - devrait inciter à penser autrement, à penser large, à prendre de l’élan.
L’approche d’une élection présidentielle en France est l’un de ces trop rares moments où l’on peut se dire : et si… ?

Dans ce cadre, l’Université ouverte des compétences est heureuse d’inviter à débattre de la réflexion portée par l’Institut Montaigne sur la formation professionnelle.
Et honorée d’accueillir l’un des trois auteurs du rapport : Marc Ferracci.

L’avant-propos de ce rapport (publié le lundi 3 octobre 2011) que signe Henri Lachmann, pose de manière très crue les enjeux :

« Chaque année, 150.000 jeunes quittent notre système éducatif sans qualification ni diplôme. Cette situation intolérable handicape fortement la compétitivité de notre pays. (...)

Avec un tel échec scolaire, la France ne peut se permettre d’offrir à ses adultes un système de formation professionnelle de mauvaise qualité.

Cette situation a pu évoluer dans la période récente, mais malgré plusieurs réformes, le système reste d’une efficacité très discutable pour ceux qui en ont le plus besoin.

(…) Les actifs sont faiblement impliqués dans le système de formation continue et peu conscients de son intérêt.
Trop peu d’entreprises en ont une gestion stratégique et nombreuses sont celles qui n’y voient qu’une obligation de payer. Les 27 milliards d’euros dépensés chaque année pour la formation professionnelle profitent avant tout aux plus diplômés, aux salariés de moins de 50 ans et à ceux des grandes entreprises.
De plus, la plupart des formations dispensées sont courtes et non diplômantes, et leur impact n’est que très faiblement évalué. (…) »


L’enjeu - pour ce qu’il signifie pour la formation professionnelle - n’est pas exactement au cœur de la compagne présidentielle, litote. La formation professionnelle, c’est compliqué, électoralement cela ne rapporte rien et les décideurs, dans ce pays, ont rarement connu l’échec scolaire.

Alors que faire ? Et que se passerait-il si on sortait de l’obligation légale ?...
L’intervention de Marc Ferracci et le débat qu’elle ne manque pas de susciter intéresse tous les responsables et les professionnels aux prises avec les questions de compétence dans ce pays.


Vidéo Séquencée n°128
Prise de vue : 19 octobre 2011
Date d'édition : 27 octobre 2011
Durée : 1:09:15
Programmation et animation : Jean Besançon, directeur de L'Université ouverte des compétences - Club Stratégies.
Réalisation et édition : Pierre Cécile
© Pratiques & Stratégies - octobre 2011 - reproduction interdite

Màj 15/10/14


Marc Ferracci
est économiste du travail. Il est maître de conférences à l'Université Paris Est Marne-la-Vallée, spécialiste des questions de formation professionnelle, responsable du master Expertise de l’emploi et des compétences.

Il est membre du CREST (Centre de recherche en économie et statistiques).

Marc Ferracci est l'auteur d'une thèse de doctorat sur l'évaluation du dispositif de la formation professionnelle des chômeurs en France (La formation professionnelle des chômeurs en France : analyse théorique et évaluation empirique, 2006).

En octobre 2011, il signe avec Pierre Cahuc et André Zylberberg, La formation professionnelle des adultes : en finir avec les réformes inabouties, un rapport portée par l'Institut Montaigne qui fait aussitôt polémique, et principal objet de la présente intervention.

Il vient également de publier avec Etienne Wasmer l'ouvrage État moderne, État efficace : évaluer les dépenses publiques pour sauvegarder le modèle français (Odile Jacob, 2011).

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