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Vidéo séquencée n°172
Durée totale : 1:02:40
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UODC | Travail | Vidéo

Le travail d’une préfète

Écouter, appliquer les règles, décider

Nicole Klein
Préfète de la Seine-Maritime et de la région Normandie

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Rencontre organisée en partenariat avec AgroParisTech, Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement.



Quelles sont les compétences d'un(e) préfet(-ète) ? La réponse en France a longtemps été simple : la compétence nécessaire pour conduire une action publique était de réussir un concours difficile à l’âge de 20 ans.

Mener ou piloter une action publique est ainsi devenu l’apanage d’hommes (essentiellement), issus des corps de hauts fonctionnaires : énarques, ingénieurs des mines, des télécoms, des ponts et forêts, etc.
Dans les services de l’État, des collectivités locales ou de la santé, ils ont conduit pendant des décennies l’action publique. Et la plupart de nos politiques sont d’anciens hauts fonctionnaires.

Aujourd'hui, le passage vers le privé des hauts fonctionnaires n'a jamais été aussi important, l'inverse reste rare.
Aussi, au-delà des différences de rémunérations, y a-t-il encore une spécificité du travail de conduite de l'action publique ? Ce travail est-il différent de la conduite d'une action privée ?

Nicole Klein est une praticienne réflexive. Elle a dirigé dans des mondes publics très différents. Elle partage sa réflexion à partir de trois exemples concrets de conduite de l'action publique.
Quelles sont aujourd'hui les compétences nécessaires, au sens de la « disposition à agir de manière pertinente dans une situation donnée » [1] pour mener et piloter une action publique ?

Il n’est pas certain que le modèle des corps et de la définition des hiérarchies, à l’âge de 20 ans, perdure tout au long du XXIème siècle. Si les compétences et leur agencement font la différence entre les pays, peut-être chercherons-nous des formules permettant à une plus grande diversité de compétences d’émerger.

L’UODC et AgroParisTech ont décidé d’aborder cette forte question en prenant résolument le point de vue de l’expérience du travail. Aussi, nous sommes particulièrement heureux que Nicole Klein, l’une des rares femmes préfète dans ce pays, au parcours professionnel atypique, ait bien voulu répondre à notre invitation.

Son intervention devant le public de l'UODC et celui des jeunes et moins jeunes élèves IPEF (Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts) d'AgroParisTech a été pour le moins tonique !

[1] Philippe Zarifian, 2006. La notion de compétence : une intervention synthèse. Vidéo Séquencée de l’UODC, N°26



Vidéo Séquencée n°172
Prise de vue : 07 novembre 2013
Date d'édition : 31 décembre 2014
Durée : 1:02:40
Programmation et animation : Jean Besançon, directeur de L'Université ouverte des compétences, Jacques Bréger, directeur des études et de la pédagogie, chargé de la coordination formation des IPEF, Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts, AgroParisTech
Réalisation et édition : Pierre Cécile
© Pratiques & Stratégies - décembre 2014 - reproduction interdite

Nicole Klein est depuis le 1er janvier 2016 préfète de la Seine-Maritime et de la région Normandie.

Elle a été auparavant préfète de la région Picardie et du département de la Somme (2014). Elle était au moment de son intervention à l'UODC préfète du département de la Seine-et-Marne.

Énarque (promotion 1985-87) elle a un parcours atypique. Elle débute comme documentaliste à la Documentation française puis elle passe et progresse au sein de la préfectorale.

Elle alterne ensuite selon les partis au pouvoir entre, d'une part, des fonctions en ministère, tout d'abord dans la culture et la communication, puis dans la construction et, d'autre part, des fonctions en région. Elle dirige en particulier la mise en place d’une nouvelle structure dans le domaine de la Santé, les Agences régionales de santé (ARS), en Aquitaine et gère à ce titre une crise sanitaire majeure provoquée la bactérie Escherichia coli, qui fait la Une de l’ensemble des médias.

Revenue en Île-de-France, comme préfet de Seine-et-Marne, elle est également sollicitée par le ministre François Lamy pour participer à la redéfinition de la politique de la ville.