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mardi 07 mars 2017 à 18H00

Pourquoi transformer une organisation par le bonheur au travail ?

Pratiques, effets, précautions

Dans le domaine : Management
Laurence Vanhée
Chief Happiness Officer chez Happyformance

Transformer une organisation par le bonheur au travail ? C’est une provocation ! Rien ne vaut un discours mobilisateur sur les nouveaux enjeux, une bonne réorganisation (la n-ième, mais celle-là sera la bonne), un nouvel organigramme et bien sûr une formation du management au management.
Laurence Vanhée développe une approche radicalement différente, voire sidérante. Pas qu’avec des mots : elle l’a fait.

Pas chez Google, mais au sein du Service public fédéral de la Sécurité Sociale Belge. Une culture d’administration, aucune latitude sur les salaires, un taux de départ record, 40% des personnels à la retraite dans les 10 ans à venir. Et pas un candidat qui veut venir.

Alors qu’a-t-elle fait et quels résultats cela a-t-il produit ?

Ceux qui ont vu le fameux documentaire diffusé sur Arte en 2015 « Le Bonheur au travail » en ont découvert un petit aperçu, au côté d’entreprises comme Chronoflex en France (dont le Directeur, Alexandre Gérard est intervenu en 2014 à l’Uodc) ou Favi. En débattant avec Laurence Vanhée, nous allons creuser une question essentielle, qui intéresse toutes les organisations. Rechercher le bonheur au travail, est-ce une voie de transformation féconde ? Ou bien est-ce une utopie new age embarquant des salariés dans un monde de bisounours sans conflits ?

Le travail peut être source de stress et de souffrance, conduire au burn out, voire pire, oui. Alors le bonheur serait de ne pas travailler ? Chanson connue, réactivée récemment hosting par l’idée que le travail disparaîtrait sous les robots. Laurence Vanhée n’est pas de ce côté-là. Elle pense que pouvoir être heureux au travail est la solution. Et pas être payé à ne rien faire, ou à faire un travail ni fait ni à faire (Yves Clot).

Mais comment on invente une manière différente de transformer une organisation, en visant le bonheur de ceux qui y travaillent ? Pour Laurence Vanhée, cela a été en tombant gravement malade de son propre travail : celui de cadre dirigeante sous pression dans une multinationale. Et, comme chacun, en réfléchissant sur sa propre expérience, en lisant, en rencontrant.

C’est le bonheur des amphis débats de l’Uodc d’avoir le temps de creuser un sujet difficile avec celles et ceux qui défrichent l’avenir. Nous sommes très heureux et honorés que Laurence Vanhée ait répondu à notre invitation.

Jean Besançon

Directeur de l’Uodc


Laurence Vanhée a construit sa carrière autour du développement des hommes et des organisations, ce qu'elle aime nommer le "patrimoine humain".
Pendant 18 années, elle a travaillé au niveau national et international, dans le secteur privé et le public.

Entre 2009 et 2013, Laurence Vanhée n'a pas été directeur RH mais la première "Chief Happiness Officer" de Belgique, rôle qu'elle a tenu au sein du Ministère belge de la Sécurité Sociale. Elle a été élue DRH de l'année en 2012 en Belgique.

Dans le fameux documentaire de Martin Meissonnier, « Le Bonheur au travail », diffusé sur Arte en 2015, c’est elle que l’on voit évoquer la transformation assez radicale du service fédéral de Sécurité Sociale Belge, au côté de responsables de PME en France (Favi, Chronoflex, Poult).

Elle a développé une méthodologie singulière et transposable, qui permet aux organisations d'être plus agiles, plus efficientes et plus rentables et ce, dans la durée. Elle a lancé en 2013 Happyformance, un cabinet de conseil spécialisé dans l'optimisation combinée de la performance durable de l'entreprise et du bonheur au travail des hommes et des femmes impliqués dans ces organisations.


Son livre « Happy RH. Le bonheur au travail rentable et durable » (éditions die Keure, 2013) a été retenu en tant qu'un des 3 meilleurs livres RH de l'année par l'ANDRH (Stylo d'Or 2013).
Elle est enfin reconnue comme une des Belges réellement influentes sur les médias sociaux (sur twitter : @Happy_Laurence).