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mardi 20 septembre 2011 à 18H00

Femmes et plafond de verre

Ce que pourraient faire les entreprises

Dans le domaine : Ressources Humaines
Sophie Pochic
Sociologue, chargée de recherche au CNRS

Le « plafond de verre » est l’image qui désigne le phénomène « invisible » qui entrave la carrière des femmes. Et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises, des organisations et des institutions publiques.

Du point de vue du travail, ce n’est pas seulement des dizaines de milliers d’injustices silencieuses qui perdurent dans la France de 2011.

C’est aussi un immense gâchis de compétences individuelles et collectives.

Le monde politique français ruisselle de bons sentiments sur la place des femmes dans la société. Mais en 2011, plus de 80 % des députés sont des hommes.

Le monde des médias réclame vigoureusement un accroissement de la place des femmes dans la société. Mais plus de 80 % du temps de parole dans les médias est accordé aux hommes.

Et le monde de l’entreprise ?
On part de loin : 80 % des chefs d’entreprise sont des hommes (92% pour les entreprises du CAC 40…). L’entreprise paie toujours les femmes plus mal que les hommes (-19%), voire nettement plus mal si l’on intègre le travail à temps partiel (-37%, source INSEE).

Mais l’entreprise pourrait être aussi le lieu où les choses changent. Dans un pas de temps inférieur au demi-siècle. Mais que faire, si on sort de la langue de bois et des bons sentiments, particulièrement répandus sur le sujet ?

C’est le sujet avec lequel l’Université ouverte des compétences a choisi d’ouvrir sa rentrée.

 

Sophie Pochic est également responsable de l'équipe PRO (Professions, Organisations, Réseaux) au CNRS (Centre Maurice Halbwachs) et membre du comité de rédaction de la revue Travail et emploi. Elle travaille principalement sur la question de la fabrication des inégalités et discriminations professionnelles. Elle a réalisé des enquêtes avec Cécile Guillaume sur l’accès des femmes aux postes à responsabilités dans les entreprises et dans les syndicats dans une perspective comparée européenne. Elle s’intéresse actuellement aux restructurations et leurs effets genrés sur les mobilités professionnelles.