Les prochains Amphis Débats
vendredi 23 février 2018

Les blocs de compétences, une notion floue, des effets incertains

Dans le domaine : Compétences & Formation

Le rapport de Sylvie Brunet « pour le développement de l’apprentissage », remis le 30 janvier 2018 au gouvernement, comporte des préconisations relatives à l’offre de formation et de certification. Parmi celles-ci, la nécessité de revoir les diplômes tous les 5 ans et de découper les référentiels en « blocs de compétences ». En quoi consistent t’ils ? Comment s’opère le découpage ? Et quel est leur intérêt pour les individus ?

La notion de bloc de compétences a fait son apparition dans la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. En même temps qu’elle crée le compte personnel de formation (CPF), cette loi prévoit que les formations éligibles au CPF sont celles sanctionnées par une certification enregistrée au répertoire national des certifications (RNCP) ou« permettant d’obtenir une partie identifiée de certification professionnelle, classée au sein du répertoire, visant l’acquisition d’un bloc de compétences ».

Ce nouvel outil participe d’une volonté partagée des partenaires sociaux et du législateur de sécuriser les parcours professionnel. Il symbolise bien l’esprit de la loi qui établit une personnalisation des droits à la formation, ceux-ci étant désormais attachés à la personne, au travers du CPF.

En introduisant cette notion de « bloc de compétences » sans lui apporter de définition opérationnelle, le législateur a semé le trouble dans le paysage de la certification professionnelle. Un paysage déjà pour le moins complexe, manquant de lisibilité et de cohérence, comme l’avait souligné un rapport des inspections sur l’évaluation de la politique de certification professionnelle en 2016...

Lire la suite du point Céreq sur la Réforme de la formation professionnelle


Créé en 1971, le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) est un pôle d’expertise au service des professionnels, des décideurs, des partenaires sociaux et plus largement de tous les acteurs de la formation, du travail et de l’emploi.