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Vidéo séquencée n°151
Durée totale : 1:14:21
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UODC | Éducation | Vidéo

Développer la formation en alternance en France. Au-delà des incantations, fonder une politique

Michel Théry
Chef du Département Formation et qualification du Céreq

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L'amphi débat dont est issue la présente Vidéo séquencée a été organisé en partenariat entre la revue Éducation Permanente et L’Université ouverte des compétences.

À la mémoire de Vincent Merle

Les périodes électorales sont propices en incantations magiques : « Nous allons doubler le nombre d’apprentis », « Nous allons former tous les chômeurs », etc. Tranquillement, la Revue Éducation Permanente et l’Université ouverte des compétences ont choisi - plus résolument que jamais - de traiter sérieusement des questions difficiles.

Michel Théry a signé avec Vincent Merle (Professeur au Cnam, responsable de l’équipe « Métiers de la formation »), disparu en avril 2013, un article de fond, Un projet politique pour les formations en alternance, dans le numéro 190, L'alternance au-delà des discours, de la revue d’Éducation Permanente. Quelques extraits :

« Plusieurs gouvernements ont exploré des voies plus radicales pour donner toute sa place à l’alternance. Aucun n’a véritablement trouvé la manière de conduire cette grande réforme, quand bien même il en avait la volonté politique. Sans doute parce que les raisons profondes de cette « faiblesse congénitale » de l’alternance ne sont pas suffisamment élucidées. » (…)

Pourquoi les enseignants valoriseraient-ils le développement des compétences et l’apprentissage d’un métier alors que leur propre réussite se juge sur leur capacité à faire réussir leurs élèves dans les voies les plus prestigieuses ? (…)

Pourquoi les employeurs prendraient-ils le risque d’embaucher des jeunes issus des filières professionnelles alors qu’ils savent que l’orientation vers ces filières se fait principalement par défaut ? (…)

(…) [Comment imaginer que les familles des classes populaires] pourraient penser que l’échec de leurs enfants dans les bonnes filières de l’école n’est pas du à leur handicap personnel (« Je ne suis pas bon à l’école »). Et non pas au décalage entre leur forme d’intelligence, leur manière d’apprendre et les exigences d’une scolarité conçue pour d’autres, dominée par le principe de sélection plutôt que par celui de la « réussite pour tous. » (…)


Michel Théry ne craint pas d’interroger les fondamentaux de notre système éducatif à la française, fondé sur le modèle académique.

Et c’est parce qu’il interroge ces fondamentaux qu’il peut tracer, avec Vincent Merle, des pistes concrètes et opérationnelles pour tracer les voies d’un système profondément renouvelé d’alternance à la française.

Avec trois types de contrats de travail et formation en alternance bien différenciés : pour l'apprentissage, pour les formations supérieures, pour tous les actifs en emploi ou au chômage. En n’éludant pas la question de la prolifération des stages en tout genre. En s’intéressant à l’offre de formation en alternance. En n’éludant pas la question des moyens.

Il est urgent de débattre sérieusement des questions essentielles et difficiles dans ce pays...


Vidéo Séquencée n°151
Prise de vue : 3 avril 2012
Date d'édition : 7 juin 2013
Durée : 1:14:21
Programmation : Jean Besançon, directeur de L'Université ouverte des compétences, Daniel Wilk et Guy Jobert, Éducation Permanente
Animation de l'amphi débat : Jean Besançon
Réalisation et édition : Pierre Cécile
© Pratiques & Stratégies - juin 2013 - reproduction interdite


Michel Théry
a été chef du Département Formation et qualification du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications).